À suivre cet été
De la Tour Ronde au Grépon
Deux jours de repos à Chamonix après le MAM de max à l’intégrale de Peuterey, avec la coupe du monde d’escalade sous la pluie en distraction, et nous revoilà parti dans notre traversée. Le moral est au beau fixe, tout comme le temps, et la remontée en altitude se passe plutôt bien pour max. Nous traversons le plateau du midi et la vallée blanche sous un soleil de plomb, jusqu’au pied de la tour ronde. Les 20-30cm de neige tombée ces derniers jours vont nous empêcher de faire les voies que nous avions prévues à l’origine. Rien de grave, nous adapterons nos itinéraires face aux conditions changeantes.
Nous attendons la luminosité du soir pour monter au sommet de la tour ronde par l’arête sud et nous offrir un beau moment au côté de la Madone Noire du sommet.
La Tour Ronde
L’ascension se passe à merveille et la redescente avec les lumières basses de fin de journée est superbe. Nous rallions la plate forme en bois d’Helbronner pour un bivouac avec un ¾ de lune derrière l’arête de Peuterey.
Lendemain matin, départ 4h du matin pour la Dent du Géant, nous partons les premiers et après deux heures dans la nuit arrivons au pied de la dent. Le lever du jour est encore une fois magnifique et c’est dans ce décor de rêve que nous avalons les longueurs. Le sommet paré de sa Madone est lui aussi superbe… nous sommes au sommet et partageons un grand moment.
La Dent du Géant
La transition vers le refuge du requin s’effectue par la descente de la vallée blanche par la Vierge puis par l’itinéraire classique qui est assez chaotique en ce moment. Nous faisons une bonne pause au refuge et repartons en fin de journée pour l’aiguille Pierre Alain et son Christ du secours en montagne. L’escalade est de très bonne qualité et se déroule super bien. La grande plate forme du sommet et sa sculpture moderne imposante font de cet endroit un lieu complètement insolite…
Nous redescendons avant la nuit et bivouaquons sous un gros caillou, tel deux marmottes, au dessus du refuge du requin.
L'aiguille Pierre Alain
Le mercredi, le temps maussade et pluvieux nous laisse juste faire la transition entre le refuge du requin et celui de l’envers. Au fur et à mesure de la soirée nous nous inquiétons de la pluie incessante et persistante. Nous décidons un réveil vers 8h pour un départ vers 10h.
Comme prévu le réveil est sonné par la gardienne vers les 8h mais le temps est toujours aussi mauvais. Nous décidons quand même de partir vers 11h quitte à grimpé au début dans le jour blanc et la bruine… nous pennons à trouver le début de la voie et le cheminement n’est pas toujours facile. Les 200 premiers mètres ressemble plus à du canyoning qu’à de la grimpe…mais nous avançons. Dès que nous rejoignons le pilier, le temps se fait légèrement plus clément avec quelques trouées rapides qui nous permettent de nous situer. Nous approchons du sommet vers les 6h et après une heure d’effort dans les dernières longueurs enneigées et un joli combat dans les derniers mètres, nous atteignons le sommet. Nous sommes tous les deux dans la brume sur l’arête du Grépon, à côté de la Vierge, et sentons bien que le ciel va peut-être se dégager. Celui là ne nous fait pas mentir et nous offre un dès plus beau bivouac de notre petite vie d’alpiniste. Depuis nos duvets, sur la vire sommitale, adosser à la Madone, nous contemplons ce spectacle, mieux que n’importe quel « son et lumière ». la fatigue de la journée est grandement effacé par l’euphorie du moment. Et c’est sur cette vire étroite que nous nous endormirons quelques heures plus tard avec une pleine lune se levant derrière la pointe Walker des Grandes Jorasses.
L'arête du Grepon
Réveil synchroniser avec le lever du jour et le lever du soleil, mais sortie des duvets une à deux heures plus tard quand le soleil à bien réchauffé nos corps. Nous rangeons notre bazar étalé de partout sur la vire et entamons les rappels dans la face côté Nantillons. Le glacier est ensuite bien négocié. Nous rejoignons la gare du Montenvers où nous attend un sac logistique avec de la nourriture et autre…
Nous nous faisons un super barbecue sous le Montenvers avant bon bivouac dans la forêt.
Le lendemain, le mauvais temps avec les orages ne nous laisse pas beaucoup d’alternative : repos, recharge des batteries, point matériel, bons repas….
Nous repoussons donc à demain notre montée vers le pied des Drus.